LES
PROFESSIONNELS DE SANTÉ
ONT UN RÔLE CAPITAL À JOUER DANS LE DÉPISTAGE DES VICTIMES DE VIOLENCES CONJUGALES.
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Le
site pour les professionnels de santé www.sivic.org
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implications médico-judiciaires pour le médecin
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| Dix
actions prioritaires à mettre en œuvre Rapidement |
Rapport
Henrion
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1)
Sensibiliser les médecins et les professionnels de santé. Les inciter à dépister
les violences conjugales au moindre soupçon. Mettre à leur disposition des
fiches techniques simples rappelant les questions à poser pour dépister les
violences, la manière de rédiger les certificats, l’importance d’évaluer la
gravité de la situation et d’orienter la patiente au mieux de ses intérêts.
Organiser des formations multidisciplinaires sur le sujet pour tous les professionnels
de santé.
2) Évaluer dans des sites déterminés
des stratégies pilotes de dépistage systématique lors des consultations médicales
et apprécier le bien-fondé de cette conduite.
3) Inciter les gynécologues-obstétriciens,
le personnel des services de gynécologie-obstétrique, celui des centres de
planning familial et des centres de protection maternelle et infantile à dépister
des signes et des comportements faisant craindre l’existence de violences
conjugales. Identifier dans les services de maternité « un référent » qui
assurerait un suivi personnalisé de toutes les femmes en situation de vulnérabilité.
Éventuellement, constituer une cellule polyvalente psychosociale assurant
l’accueil et l’orientation des femmes vers les différents services concernés.
4) Faire connaître le site internet
(www. sivic. org) de l’Institut de l’humanitaire.
5) Encourager la formation de réseaux
facilitant la coordination entre les médecins généralistes, les hospitaliers,
les médecins spécialistes, notamment les psychiatres, les travailleurs sociaux,
les membres des associations, en choisissant un animateur qui soit reconnu
de tous à l’échelon local. Recenser au niveau régional les réseaux qui se
constituent et en diffuser l’existence. Envisager une astreinte téléphonique
assurant une permanence de nuit.
6) Établir dans chaque hôpital des protocoles
de repérage, de prise en charge, de protection et d’intervention. Ces protocoles
devraient faire partie de l’accréditation et être adaptés à l’activité de
l’établissement.
7) Organiser à l’échelon local, des
rencontres entre les médecins et les autres intervenants : magistrats, policiers,
gendarmes, travailleurs sociaux, membres des associations afin d’examiner
les dossiers les plus épineux et faire évoluer l’accueil de première intention
(commissariats de police, brigades de gendarmerie, hôpitaux) et le suivi des
femmes victimes.
8) Assurer une participation des médecins
à la Commission départementale de lutte contre les violences faites aux femmes.
9) Assurer la mise à l’abri de la femme
victime de violences : hospitalisation sous X, solutions d’hébergement d’urgence,
le cas échéant avec les enfants.
10) Recenser les homicides pour violences
conjugales et en assurer une publication annuelle. Cette mesure témoignerait
de leur gravité et pourrait avoir une importante portée symbolique.